Chant Rieur n°8

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La violence éducative ordinaire et ses conséquences
AMOUR ET CHÂTIMENTS
LA VIOLENCE ÉDUCATIVE ORDINAIRE ET SES CONSÉQUENCES
22 et 23 octobre 2010
Musée Social – 5 rue Las Cases – 75007 Paris
(M° Solférino ou RER C Musée d’Orsay)
Présentation
• Peu d’écologistes jusqu’à présent se sont préoccupés d’une des plus radicales atteintes à notre propre nature, qui touche la majorité des enfants venant en ce monde.
Il s’agit de la perturbation du cerveau des enfants par la violence éducative ordinaire, celle à laquelle recourent, en toute bonne conscience, presque tous les parents du monde comme moyen d’éducation.
La violence éducative ordinaire (fessée et gifle chez nous, mais dans beaucoup de pays, et en France il n’y a pas si longtemps, coups de bâton et de ceinture) ne doit pas être confondue avec la maltraitance qui n’est que le sommet de l’iceberg de la violence infligée aux enfants et qui est dénoncée dans tous les pays. Alors que la violence éducative ordinaire qui constitue les neuf dixièmes immergés du même iceberg est parfaitement tolérée et souvent préconisée.
• Seulement vingt-trois pays dans le monde l’ont interdite.
Cette atteinte à la nature, à notre nature, est d’autant plus rarement dénoncée qu’un de ses premiers effets est de s’auto-justifier dans l’esprit de ceux qui la subissent. Presque tous frappés dans notre plus jeune âge, nous nous sommes identifiés à nos parents à un moment où nous en étions entièrement dépendants et où tout ce qu’ils faisaient était pour nous incontestable.
Remettre en question ce comportement exige donc de nous un retournement de la pensée, aussi difficile qu’une radicale remise en question de nous-mêmes.
• Une deuxième raison fait que la violence éducative ordinaire n’est pas perçue comme un danger.
La vitalité et la capacité de rebondissement des enfants sont heureusement telles qu’ils utilisent pour se construire tout ce qu’ils trouvent autour d’eux. S’ils rencontrent une personne qui les comprenne et qui les respecte, ils peuvent bâtir sur cette estime l’essentiel de leur personnalité et compenser partiellement des effets de ce qu’ils ont subi par ailleurs. Ces effets ne sont donc pas toujours apparents. Le plus résistant et le plus indélébile reste cependant la répétition de la violence subie sur la génération suivante, si cette forme de violence n’est pas contestée dans la société où l’on vit. La disparition de la violence éducative ordinaire représenterait un progrès important pour l’humanité contre les guerres et les violences civiles.
• Ce colloque réunira des spécialistes de l’enfance et de la psycho-traumatologie qui tenteront de comprendre pourquoi 86 % des français sont partisans de la fessée et pourquoi la France n’arrive pas à rejoindre les 20 pays européens abolitionnistes.
Néfaste survivance de la violence physique ordinaire, elle reste encore, pour le sens commun, considérée comme nécessaire et anodine, comme l’était hier le « martinet »…
Seront aussi présentées des alternatives à la violence éducative ordinaire, en réponse aux questions des parents et des éducateurs qui sont souvent démunis face à la nécessité d’apprendre aux enfants la gestion des limites.
Pour en savoir plus sur le site de la Fédération Française de Psychothérapie et psychanalyse
Traversée à péniche de l’étang de Thau par Daniel.
L’étang de Thau (en occitan : Estanh de Taur) ou bassin de Thau est le plus grand étang de la région Languedoc-Roussillon. Il a une superficie d’environ 7 500 hectares et une profondeur moyenne de cinq mètres (le point le plus profond étant le trou de la Bise qui atteint la profondeur de 32 m).